CINQUANTENAIRE 2008 EGLISE PROTESTANTE EN NOUVELLE-CALEDONIE ET DE L'ALLIANCE SCOLAIRE

11 septembre 2007

Présentation

1958 est l'année où furent officialisées deux associations de type loi 1901. Il s’agit de l’Eglise Evangélique en Nouvelle-Calédonie et aux îles loyauté (E.E.N.C.I.L) et de l’Alliance Scolaire de l’Eglise Evangélique (A.S.E.E).

En 2008, elles auront cinquante ans d’existence légale même si leurs origines remontent aux années 1840 pour l’Eglise et 1903 pour l’école protestante.

Le cinquantenaire de ces deux associations se déroulera sur trois jours, du jeudi 24 juillet 2008 au samedi 26 juillet 2008 au centre culturel Kowe kara (nouméa).

Cinquante ans déjà, un temps fort chargé de symboles, ouvert à tous les possibles, pour entrer dans un nouvel avenir : celui de nos enfants et celui de notre pays.

Le Cinquantenaire 2008 nous invite tous à célébrer ensemble un patrimoine historique commun, sous le thème de notre Eglise ‘’Faire chemin ensemble’’ pour entrer dans un nouvel avenir.

Cette page présente la préparation et l’organisation du cinquantenaire expliquées dans les rubriques suivants : composition du comité de pilotage, notes d’informations sur les travaux du comité, le concours de dessin et logo, la campagne de souscription, les témoignages et une galerie de photos.

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Présentation du comité de pilotage du cinquantenaire 2008.

Le comité de pilotage du cinquantenaire, mis en place en 2006, a été officialisé et publié au journal officiel de la nouvelle-calédonie n°8024 du 30 janvier 2007. Le numéro de ridet est 842443.001

le comité est composé des délégués de l’église, de l’alliance scolaire et des coutumiers:

Président Loulou_Tarou

Vice-présidentHoïlané Wabete

SecrétaireJean-Paul_Helloa

Secrétaire-adjoint Felix_Midja

Trésorier : Hmeleue_Lawi

Trésorier adjointGuy_Urene

Membres Marcel_KazoGogny_DiénoGratienne_TouyadaMarc_Waïa, Pasteur_Pierre_Xowie, Elia_Taine, Téhié_Haocas, Douï_Eurisouké, Drikona_Edmond_Teinwayo, Kamen_Citre, Pasteur_Males_Aussu, Pasteur_Christian_taouvama, Pasteur_Moïse_Hijing, Pasteur_Neudjen Wadawa, Philippo_Eurimindia, Tué_Nunéwaie, Jean-Marie_Ayawa.

Membres d’office :

Président de l’Eglise Evangélique en Nouvelle-Calédonie et aux Îles Loyauté ou son représentant le secrétaire général de l'Eglise Pasteur Eric_Kasovimoin.

Directeur de l’Alliance Scolaire Billy_Wapotro ou son représentant.

Le bureau permanent est composé comme ci-après :

Président : Loulou Tarou

Vice-président : Hoïlané Wabete

Secrétaire : Jean-Paul Helloa

Trésorier : Hmeleue Lawi

Membre : Tehie Haocas.

Le comité a ouvert un compte bancaire à la société générale sous le numéro 18319 06711 43056027014 58.

Les dates retenues pour les cérémonies du cinquantenaire sont les jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 juillet 2008 au centre kowe kara (Nouméa).

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12 septembre 2007

Concours de Dessins et logo.

REGLEMENT DU CONCOURS DE DESSIN

Art 1 : Le comité cinquantenaire de l’Alliance Scolaire et de l’Eglise Evangélique en Nouvelle – Calédonie (CCASEENCIL) organise un concours de dessin couronné par une exposition, en juillet 2008, dans le cadre des cérémonies du cinquantenaire.

Art 2 : Le thème du concours est :

CINQUANTENAIRE DE L’ALLIANCE SCOLAIRE ET DE L’EGLISE EVANGELIQUE EN NOUVELLE-CALEDONIE ET AUX ÎLES LOYAUTE.

Art 3 : Le concours est ouvert aux élèves scolarisés dans les établissements scolaires de l’ASEE et aux enfants des écoles du dimanche.

Art 4 : La participation est gratuite.

Art 5 : Chaque dessin devra être un travail original. Le format devra impérativement être de 20 X20 cm.

Il n’est pas fait mention d’un support particulier, ni d’une technique particulière.

Toute oeuvre non conforme à ces prescriptions et dimensions sera hors concours de facto.

Art 6 : Chaque participant pourra présenter au maximum 2 dessins.

Art 7 : La date limite d’envoi : Vendredi 2 novembre 2007.

Les candidats feront parvenir leurs œuvres par le biais de chaque direction d’établissement, à laquelle est rattachée sa classe et par l'intermédiaire des conseils régionaux pour les écoles du dimanche.

Art 8 : Les œuvres accompagnées d’un bordereau d’inscription seront envoyées à l’adresse suivante :

                                                                Direction de l’Alliance Scolaire

Comité cinquantenaire

Concours de dessin

BP 3894

98 846 NOUMEA CEDEX

Art 9 : Chaque dessin devra être signé par son auteur. Un court texte de présentation de l’artiste et de son travail peut être ajouté sur le bordereau.

Art 10 : Un bordereau récapitulatif devra impérativement faire partie de l’envoi. Tout dessin envoyé sans bordereau ou contenant des œuvres ne mentionnant pas les informations requises en vertu des art. 9 et 10 ne pourra pas être retenu au titre de ce concours.Téléchargez le bordereau BORDEREAU_DU CONCOURS.

Art 11 : Une présélection des œuvres reçues sera effectuée en début novembre 2007 par un comité de présélection.

Art 12 : La sélection finale se fera dans la deuxième quinzaine du mois de novembre 2007.

Art 13 : Les résultats seront annoncés officiellement le dimanche 2 décembre 2007. Ils seront communiqués par courrier adressé aux gagnants et sur les sites du concours (http://cinquantenaire08.canalblog.com et www.alliance-scolaire.org)

Art 14 : Les décisions du jury sont sans appel.

Art 15 : Les catégories suivantes ont été déterminées :

            Première catégorie : enfants de maternelle.

            Deuxième catégorie : enfants de CP et CE1.(4 à 7 ans)

            Troisième catégorie : enfants de CE2 et CM1. (8 à 10 ans)

            Quatrième catégorie : enfants de CM2 et 6 ème. (11 à 14 ans)

            Cinquième catégorie : adolescents de 5 ème jusqu’au lycée. (15 ans et plus)

Art 16 : Les prix sont offerts par le comité cinquantenaire et par les sponsors du concours. Il sera décerné 3 prix par catégorie et un prix du public (toutes catégories confondues).Prix_du_concours_de_dessin

Art 17 : L’auteur d’une œuvre sélectionnée s’engage à laisser au comité la représentation gratuite de ses œuvres dans le cadre de ce concours.

Art 18 : Tous les lauréats autorisent gracieusement les organisateurs du concours à reproduire leurs œuvres pour les nécessités de l’exposition, de la promotion, du concours (médias, articles de presse, expositions) et ce à but non lucratif.

Il est envisagé de publier les œuvres lauréates dans la revue « spécial cinquantenaire » et sur le site du cinquantenaire.

Art 19 : La participation à ce concours implique le plein accord des concurrents sur l’acceptation du présent règlement, sans possibilité de réclamation quant aux résultats.

Art 20 : L’organisateur ne pourra être tenu pour responsable si, par suite d’un cas de force majeur ou de toute cause indépendante de sa volonté, des changements de dates intervenaient ou même si le concours était modifié ou purement et simplement annulé.

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Témoignages

Vous avez été ancien élève de l'Alliance scolaire, vous êtes ou vous étiez paroissiens de l'Eglise protestante en Nouvelle-Calédonie, vous avez oeuvré de près ou de loin dans ces deux institutions, vous avez connu ou vous connaissez leurs histoires respectives, alors écrivez nous à

eencilasee@gmail.com .

Racontez nous ce que vous avez connu.

Dites nous ce que vous savez.

Et si possible, accompagnez vos écrits des documents photos, vidéos, etc...

Le comité organisateur vous remercie.

   

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29 septembre 2007

PETITE HISTOIRE DU PROTESTANTISME EN NOUVELLE-CALEDONIE

Par le pasteur Serge Martorana

Source : http://www.forcesarmees.nc/aumonerie

C’est en 1774 que James Cook découvre, et baptise (du nom de son Ecosse natale), la Nouvelle-Calédonie, mais il ne semble pas avoir pour directives de s’ y attarder ; il poursuit son chemin. C’est pourtant sans doute grâce aux coordonnées transmises par Cook que la London Missionary Society (LMS) déposera, en 1840, après une première tentative infructueuse en Grande-Terre (Ducos), ses deux premiers teachers (il s’agit d’évangélistes polynésiens) samoans, Noa et Taniela, sur l’ Ile des Pins. Toute l’île est bientôt évangélisée.

En fait, les missionnaires protestants précèderont de trois ans les premiers missionnaires catholiques, arrivés en Décembre 1843 à Ballade, au nord-est de la Grande-Terre(GT).

En 1841, le Camdem, le bateau de la LMS dépose également deux autres missionnaires (dont Taounga qui écrira des mémoires), à proximité de Yaté, au sud-est de la GT. Tout le clan reçoit l’Evangile. Taounga raconte qu’un jour ils ont été attaqués par des guerriers de l’ Ile des Pins qui avaient reniés leur foi (à cause des mensonges et dénigrements de santaliers qui craignaient vraisemblablement l’influence des missionnaires). Alors qu’ils priaient, s’apprêtant à être mis à mort, le guerrier ennemi a baissé sa hache en déclarant qu’une force supérieure l’empêchait de tuer les missionnaires.

Toujours en 1841, Taniela et Tataïo sont envoyés sur l’île de Maré. Le fait d’ y trouver quelques descendants maoris, comme eux, parlant à la fois leur langue et la langue de Maré, leur permettra d’annoncer l’Evangile en étant traduits… Maré reçoit l’Evangile. De là, en 1842, un autre teacher, Fao, est envoyé à Lifou. Il peut être intéressant de dire ici que les évangélistes océaniens, envoyés par la LMS, comprenaient mieux que quiconque la culture kanak et savaient comment utiliser les voies coutumières, comme les chefs coutumiers par exemple, pour présenter le Dieu de la Bible.

C’est à Lifou que la LMS fondera Bethany, la première école pastorale de Nouvelle-Calédonie, et c’est de là que partiront les premiers natas (= pasteurs en langue Lifou) calédoniens formés, afin d’évangéliser Ouvéa et surtout la Grande-Terre.

A cette époque, des pasteurs kanaks sont même envoyés, dans le cadre de la LMS, aux Nouvelles-Hébrides et en Papouasie Nouvelle-Guinée (pasteur Hëxen).

Ces hommes et leurs familles ne calculeront pas la dépense pour annoncer le Christ à leurs concitoyens, n’hésitant pas à pénétrer la chaîne montagneuse séparant l’ouest et l’est de la GT, là où personne d’autre n’osait se rendre (l’anthropophagie était encore présente et les guerres tribales fréquentes), pour y trouver quelques habitants. Certains partaient six mois durant de chez eux, le temps qu’il fallait à l’époque pour faire le tour de la GT à cheval, pour prêcher l’Evangile.

Au cours de deux de ces tournées missionnaires de plusieurs mois, le pasteur Eötr perdra successivement, de maladie, deux de ses fils. Le même pasteur, alors qu’il devait se rendre d’une tribu à l’autre pour porter la Parole a dû, avec son cheval, traverser une rivière en crue malgré les mises en garde des locaux (qui avaient déjà préparé de quoi repêcher le pasteur…). Lorsque le cheval de ce dernier a mis le pied dans l’eau, la rivière s’est subitement calmée, puis a repris sa crue de plus belle après que le pasteur eût passé.

Un autre exemple de la puissance de l’œuvre de Dieu ; deux laïcs étaient venus de Lifou sur la GT, pour simples affaires coutumières. Le chef de la tribu où ils séjournaient s’est étonné de ce qu’il les voyait remuer les lèvres avant le repas. Les chrétiens lui ont parlé du Dieu de la Bible.« Si votre Dieu est puissant, qu’il ôte le rocher qui nous empêche d’irriguer notre champ ». Les deux chrétiens sont allé prier près du rocher en question puis l’ont déplacé… tout simplement ! Toute la tribu (Tibarama à Poindimié) s’est convertie !

En fait, de manière générale, la population locale de tendance animiste, était déjà très sensible à la dimension spirituelle. Ajouter à cela le courage, l’amour, la force de la prière et l’implication sociale des missionnaires, protestants comme catholiques, (fondation d’écoles privées, de dispensaires, de centres d’agriculture…) et le christianisme s’implantera rapidement et durablement en Nouvelle-Calédonie !

Il était important, au travers de ces quelques exemples, parmi tant d’autres, de montrer comment Dieu a été à l’œuvre, depuis le début, avec ses serviteurs en Nouvelle-Calédonie.

Revenons succinctement au contexte politique troublé dans lequel cette implantation de la foi chrétienne va se poursuivre après 1853 (prise de possession par la France). Très tôt (1854), l’autorité française fera signer aux chefs kanaks un acte de reconnaissance de la souveraineté française et un code précisant qu’ils abandonnent « les lois et coutumes du pays ». Par la suite, les kanaks seront spoliés de leur terre. Toutes les terres de Nouvelle-Calédonie seront déclarées propriétés du gouvernement français et la « propriété privée » (qui n’existait pas alors) sera créée pour les européens. Certes, on laissera aux kanaks un « minimum » pour pouvoir cultiver leur champ, mais, à titre d’exemple, de 1853 à 1903, les kanaks perdront les 5/6° de la surface agricole utile traditionnelle… Des terres coutumières (pour les sépultures par exemple) sont violées… Les langues locales seront interdites à l’école (1863), ce qui entraînera la fermeture de plusieurs écoles de tribus (souvent protestantes)…

Les chefs qui ne se soumettaient pas étaient tués ou envoyés en exil ; leur tribu pouvait être pillée et rasée, parfois déplacée…

La Nouvelle-Calédonie est choisie en 1863 comme « lieu de transportation des individus de race blanche condamnée à plus de huit ans de travaux forcés » et, en 1872, elle devient terre de déportation (notamment pour les détenus politiques de la Commune de Paris)… Ces nouveaux migrants, indésirables en métropole, plus quelques familles venues là pour travailler, aidées à l’installation par le gouvernement français, forment cette population blanche calédonienne appelée aujourd’hui les « Caldoches ». Tout cela engendrera de nouveaux problèmes fonciers. Plus tard (1887), un décret créera même le statut de l’indigénat, avec un impôt de capitation pour avoir le droit d’être sur une terre française et un impôt de prestation pour avoir le droit de travailler…

Plusieurs révoltes verront jour mais l’une des plus violentes reste celle de 1878. Le chef Attaï va voir alors le gouverneur avec deux sacs, l’ un empli de bonne terre, l’ autre de cailloux ; puis montrant le premier : « voilà ce que nous avions et voici ce que tu nous as laissés »… Il est le chef d’une insurrection générale, qui sera, elle aussi réprimée dans le sang. Le gouverneur écrira à son ministre : « …On a brûlé tous leurs villages, détruit toutes leurs cultures… Les femmes ont été données aux tribus alliées… »

Les autorités de l’ époque auront effectivement une politique de séparatisme (diviser pour mieux régner !), montant les tribus ennemies contre les tribus alliées, promettant à celles-ci ou à leurs chefs quelques avantages…

Mais ce qui est grave, pour revenir au cheminement du protestantisme sur le territoire, c’est que les gouverneurs, aidés des gendarmes de l’époque auront la même politique dans le domaine religieux. L’équation était simple : « Protestants = Mission de Londres = Empire britannique = Ennemis ! » (Par rapport à la compétition que les deux empires menaient notamment pour les colonies) ; « Catholiques = Amis du pouvoir français = Alliés à favoriser ».

Les autorités vont donc commencer à monter aussi les tribus catholiques contre les protestantes (alors que souvent, elles vivaient déjà en bonne intelligence). En 1864, sous le Gouverneur Guillain, Maré et Lifou sont déclarées possessions françaises. Une base militaire est installée sur Lifou, les missionnaires anglais sont chassés et les écoles de la LMS, dont l’école pastorale, sont fermées… Même si cela est souvent occulté dans l’histoire officielle, il s’ensuit une véritable guerre de religion : A Lifou des chrétiens protestants sont torturés, emprisonnés, afin de les faire abjurer. Certains sont sauvés miraculeusement, d’autres paient de leur vie leur fidélité à leur foi. On essaie d’asseoir le catholicisme à Lifou en proposant le rachat des âmes contre le don de parcelles de terre…

A Maré, ce sont des chrétiens catholiques qui sont expulsés vers l’ Ile des Pins…

Toujours est-il que les pasteurs sont souvent traqués, toujours mal vus et que les « politiques de déplacements » se poursuivent. C’est dans ce contexte, devant abandonner leur coopération avec la LMS, que les pasteurs locaux se réorganisent et que, tout en poursuivant eux-mêmes le travail, vont faire appel (depuis la tribu de Gondé, à Houaïlou) à la Société des Missions Evangéliques de Paris.

C’est ainsi que l’un des tous premiers missionnaires français à avoir admirablement marqué l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, Maurice Leenhardt, débarque sur le territoire en 1902. Il a vingt quatre ans. Le Maire de Nouméa, en l’accueillant lui demande : « Que venez-vous faire ici ? Dans dix ans il n’ y aura plus de Canaques ». Il faut dire que la population mélanésienne est passée de 42500 personnes en 1887 à 29100 en 1901 (en quatorze ans !), décimée par l’alcool, les maladies, les mauvais traitements… Pour les mêmes dates la population européenne est passée de 18800 à 22750…

Maurice Leenhardt fonde la mission « Do Neva » (« le vrai pays ») à Houaïlou (côte est de la Grande-Terre). Il y relève le flambeau d’une école pastorale, puis lui et ses successeurs y fonderont des écoles, collège, lycée agricole… « Do Neva » sera longtemps le seul lieu de Calédonie où les jeunes kanaks pourront suivre l’enseignement secondaire…

Aujourd’hui, 40% de la population totale est protestante et près des deux tiers de la population mélanésienne se réclame du protestantisme. Pratiquement tous les courants protestants sont représentés. Une majorité d’Eglises (près de 70%) appartient à la tradition réformée (dite « Eglise Evangélique de Nouvelle-Calédonie et des Iles Loyauté », EENCIL, appelée aussi « l’Eglise autonome ») ; d’autres (environ 25%) appartiennent au mouvement de « l’Eglise Evangélique Libre », EEL, d’autres encore sont dans les courants pentecôtistes, adventistes, etc.

Les membres des deux Eglises majoritaires, EENCIL et EEL, sont essentiellement d’origine mélanésienne, ce qui en fait des communautés où, d’une part, « la coutume » (ensemble des règles qui régissent l’organisation de la tribu, de la famille, les relations interpersonnelles, etc.) est très présente et, d’autre part, assez marquées politiquement (de tendance indépendantiste) même si de plus en plus de voix s’élèvent en leur sein pour mettre en garde les autorités de l’Eglise contre les dangers inhérents à une prise de position, quelle qu’elle soit, en matière de politique, qui serait « officielle »

Terminons en disant que les Eglises du territoire, toutes obédiences confondues, demeurent extrêmement ferventes, accueillantes et dynamiques dans bien des domaines (évangélisation, actions sociales ou culturelles, etc.)

SM

Sources :

-         Le texte des accords de Nouméa

-         Temps et Mémoires du pays Kanak. Comité du 150ème, 1853-2003.

-         ITSEE (Institut Territorial de la Statistique et des Etudes Economiques)

-         Do Kamo de Maurice Leenhardt

-         Le témoignage de Ta’Unga, Société des Etudes Historiques de Nouvelle-Calédonie

-         Guides ou livres divers

-         Enquêtes et entretiens avec des anciens et des responsables locaux, parfois membres des familles ou des tribus qui ont vécu ces choses. Certains de ces évènements sont peut-être relatés pour la première fois par écrit.

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02 octobre 2007

Journées de préfiguration du cinquantenaire 2008

Le comité organisateur du cinquantenaire 2008 de l'Eglise évangélique en Nouvelle-Calédonie et aux Îles loyauté et de sa branche d'enseignement l'Alliance scolaire, organise deux journées de préfiguration les 1 et 2 décembre 2007 au terrain de Montravel (Nouméa).
Avec le slogan Faire chemin ensemble adopté par l'Eglise protestante à son synode de Qanono en 2005, le comité veut faire de ces deux journées un temps de rencontre entre les communautés du pays afin de faire partager ensemble les savoirs et savoirs faire (artistiques, sportifs, culinaires, culturels, etc.).
A travers les nombreuses animations qui seront proposées, le comité espère convaincre le plus grand nombres de calédoniens sur la portée d'un message d'espérance que nous livrera la commémoration du cinquantenaire en juillet 2008.
 
Bienvenue les 1 et 2 décembre 2007.

 

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03 octobre 2007

Un feu pour le cinquantenaire

Pour les 271 jours qui restent, à compter du 3 octobre 2007, le feu du cinquantenaire est allumé. Il symbolisera l'énergie de travail que tout un chacun apportera pour bâtir, construire, ériger le travail de l'Église protestante en Nouvelle-Calédonie à travers ses structures et son école. 
Les anciens, qui ont été à l'origine les créateurs de ce feu, seront honorés par nos récits et nos écrits. Nos témoignages feront ressortir nos anciens souvenirs de ce qui ont été les événements du passé, qui sont désormais à classer dans un chapitre bien actuel d'une histoire partagée dans un destin commun.
Dans la chaleur de ce feu, continuons le travail de nos anciens, car la case est une demeure en perpetuelle reconstruction et le feu perpetuellement entretenu.
 

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05 octobre 2007

Invitation

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FÊTE DE PREFIGURATION

CINQUANTENAIRE 2008

EGLISE PROTESTANTE ET ALLIANCE SCOLAIRE

1 ET 2 DECEMBRE 2007

TERRAIN DE MONTRAVEL

spectacles, danses, chorales, groupes de musique, sports, foot, volley, pétanque, expositions photos, marché local, art local, concours divers, etc. 

VENEZ NOMBREUX

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16 octobre 2007

Lettre du président

                                                                                                                                                                                          

LETTRE A TOUTE L'EENCIL ET A TOUTE L'ASEE

 

Objet : Journées festives des 1-2 décembre 2007 en préfiguration du Cinquantenaire 2008.

 Au Président de l'EENCIL et Membres du Conseil Exécutif,

A tous Présidents des Régions et Animateurs régionaux

Aux Présidents des Consistoires et aux paroissiens

A la Présidente de l'Association des Femmes, et à toutes les mamans

A la Branche Jeunesse, et à toute la jeunesse

A la Branche Ecole du Dimanche et à tous les enfants de l'Eglise,

 Au Directeur et à tout le personnel de l'ASEE,

Aux Chefs d'établissements, et aux Directeurs (trices) des écoles de l'ASEE

A tous les élèves de l'ASEE,

 

Depuis novembre 2006, le ''Comité Cinquantenaire 2008 de l'EENCIL et de l'ASEE'' conduit les travaux de  préparation pour la commémoration des 50 ans de l'Eglise Evangélique en NC et aux Iles Loyauté (EENCIL), et de l'Alliance Scolaire (ASEE). Cet événement aura lieu l'an prochain, précisément les 24-25-26 juillet 2008. Il est important de rappeler que ce chantier a été décidé par le Synode Général de Qanono en 2005, et réaffirmé à l'assemblée générale de l'ASEE en juillet 2006 à Putchala. C'est donc un chantier prioritaire pour l' EENCIL et pour l'ASEE ! Le budget prévisionnel du cinquantenaire s'élève à 15.700.000 XFP. Le ''Comité Cinquantenaire 2008 EENCIL-ASEE'' a décidé d'organiser 2 grandes journées festives les samedi 1er et dimanche 2 décembre prochains, sur le terrain de Montravel, en préfiguration du cinquantenaire 2008, avec 2 objectifs majeurs : 1) informer et préparer toute l'Eglise, l' ASEE, et la population du Pays à accueillir l'événement du cinquantenaire en juillet 2008 ; 2) obtenir des recettes financières pour faire face à l'organisation lourde de cet événement. L'organisation de ces journées des 01 et 02 décembre prochains impliquent de fait toute notre Eglise, et toute l'Alliance Scolaire  : plus de 5.000 personnes sont attendues pour ces 2 jours. Les Ecoles du Dimanche de l' EENCIL et les établissements scolaires de l'ASEE sont déjà engagées dans un grand concours de dessin, qui déterminera le logo du cinquantenaire 2008. Le vainqueur de ce concours sera annoncé pendant cette grande manifestation : à ce propos, le jury se réunira le samedi 24 novembre prochain au presbytère de la paroisse de Montravel, pour délibérer sur tous les dessins sélectionnés en amont. Un plan de communication autour des médias locaux (bandes d'annonces TNC, spots et émissions radio, articles de presse…) fera monter en puissance l'annonce de ces 2 jours de festivités. Des demandes de partenariat public et privé ont été sollicitées… Le programme de ces 2 jours s'articule autour du thème de l'Eglise ''Faire chemin ensemble'', dans les dimensions du partage, de l'échange, et de l'ouverture. Différents axes sont proposés : culturel, avec les communautés présentes dans le pays (danses, créations poétiques, chorales, groupes de musique et théâtre) ; sports, avec cricket, football et volley-ball ; exposition photos et information sur la période protestante de 1958 à nos jours ; marché local et art local… Dans le cadre de l'ouverture et du partage, le Comité Cinquantenaire 2008 confie toute la restauration au bénéfice de 8 consistoires de Momawe, et 12 associations (des quartiers de Montravel- Pierre Lenquette , des Iles Loyauté, et des autres ethnies présentes dans le pays).

Le Comité Cinquantenaire 2008 oeuvre pour que l'envergure de cette manifestation, et l'affluence massive de la population attendue, notamment de la jeunesse du pays (nous sommes à la veille des vacances), mettent déjà   l'EENCIL et l'ASEE en préfiguration de l'événement du cinquantenaire 2008 !

Il est donc important que toute l'EENCIL et toute l'ASEE se mobilisent massivement et soient bien représentes durant ces 2 journées !

                                                          

Toujours dans le cadre de cette manifestation, une convention a été signée avec Radio Djiido, positionnant celle-ci comme principal partenaire audiovisuel, et co-animateur avec le Comité Cinquantenaire des 2 journées festives des 1-2 décembre prochains : un véritable plan de communication débutant le lundi 19 novembre 2007, a été mis en place, comprenant notamment des émissions d'une heure en direct, des spots radio, des communiqués, une décentralisation de Radio Djiido sur le site de la manifestation le vendredi 30 novembre à partir de minuit, 2 forums-débat et une animation en direct, la retransmission du culte du dimanche 2 décembre en direct….etc

 

Je reste totalement convaincu que chacune et chacun, membre de l'EENCIL ou de l'ASEE, là où il se trouve, et quelque soit le niveau de responsabilité, a pris la mesure de l'importance de la mémoire.

Se souvenir.

Se souvenir qu'il y a eu hier.

Se souvenir qu'il y a eu des souffrances et des ruptures douloureuses dans les familles, dans les clans, dans les tribus et villages, dans la société, et dans le pays.

Le temps a cicatrisé les plaies, mais les séquelles toujours présentes réveillent le souvenir.

''Faire chemin ensemble'' : 50 ans après… un véritable challenge porteur d'avenir pour notre Eglise, notre Ecole, notre société, et notre pays à construire…

 

Le Comité Cinquantenaire 2008 de l'EENCIL et de l'ASEE vous demande solennellement

de mettre en priorité les 2 journées des 1-2 décembre prochains dans vos agendas !

Elles se situent en préfiguration de la commémoration

du cinquantenaire de l' EENCIL et de l'ASEE prévu pour juillet 2008 !

C'est une responsabilité collective.

 Le Comité cinquantenaire 2008 EENCIL-ASEE remercie toute l'Eglise et toute l' ASEE pour la compréhension, et la mobilisation générale pour ces 2 journées festives.

   Bien fraternellement.

                                                                 Loulou Tarou,

                               Président du Comité Cinquantenaire 2008

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26 octobre 2007

L'heure actuellement en Nouvelle-Calédonie...

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